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4 avril 2001
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| >Produits cosmétiques |
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Ce
mardi 3 avril a été adopté par le Parlement européen le rapport de Mme Dagmar Roth-Behrendt
(PSE, D), concernant le rapprochement des législations des Etats-membres relatives aux produits cosmétiques.
La commercialisation d'ingrédients cosmétiques testés sur des animaux est théoriquement
interdite depuis 1998, en vertu d'une directive adoptée en 1993. Théoriquement, car les Etats où
l'on fabrique et exporte des produits de beauté, et la France en particulier, ont été plus
sensibles aux arguments des industriels qui prédisaient des suppressions d'emplois, qu'au sort des lapins
et des rats de laboratoire.
Mme Roth-Behrendt espère néanmoins que le septième amendement à cette directive, aboutira
à un arrêt programmé de l'expérimentation animale dans l'industrie cosmétique.
Et cela, en trois étapes. Elle propose tout d'abord, dans le cadre de la directive existante, d'interdire
la vente de produits testés sur des animaux, quand des méthodes substitutives peuvent être
utilisées, ensuite d'interdire les tests sur les animaux à partir du 31 décembre 2004 et enfin
cinq ans après l'adoption de la directive d'interdire totalement la commercialisation de cosmétiques
testés sur des animaux. La seule interdiction des tests sur animaux au sein de l'Union apparaît comme
une mesure insuffisante, car les producteurs européens auraient beau jeu de délocaliser leurs laboratoires,
et les producteurs de pays tiers pourraient commercialiser sur le marché européen des produits testés
sur des animaux.
Selon elle, la question de l'emploi n'est pas un obstacle, les pertes pouvant être compensées par
des créations de postes, notamment dans la recherche de méthodes substitutives à l'expérimentation
animale.
La crainte de voir des pays déposer des plaintes auprès de l'OMC ne semble pas vraiment fondée.
Car il faudrait alors expliquer pourquoi on veut maintenir l'expérimentation animale, alors que des méthodes
de substitution existent...
Quant-à la distorsion de concurrence entre les pays de l'Union, soumis à des règlements drastiques,
et le reste du monde produisant librement, il ne faut pas non plus en exagérer l'importance. L'Union européenne
offre à ses entreprises un cadre législatif stable, qui permet de prévoir et d'investir. Par
ailleurs, sur le marché européen, les entreprises sont toutes à égalité, puisque
la commercialisation de produits testés sur des animaux sera interdite, quelle que soit leur origine.
Il faut donc avoir le courage de défendre la position de l'Union devant l'OMC. |
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